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Bienvenue sur mon blog. Je présente ici tout mes textes ; qu'ils soient à saveur philosophique, littéraire ou tout simplement à caractère purement freestyle (Donc sans but).
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La sécurité ! (1e janvier 2011)

16h11, samedi 1 janvier 2011 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

La sécurité ! Voilà quelque chose de très populaire aujourd’hui ; on la recherche, on veut la tranquillité d’esprit, on veut ne pas avoir de trouble dans nos vies ; c’est l’ingrédient d’une vie fort médiocre ; la sécurité !

Notez, lecteurs, que l’utilisation du terme médiocre n’est pas péjorative en soi, mais elle indique seulement un état de fait ; une vie médiocre, c’est une vie simple et sans subtilité, sans profondeur, sans recherche, et, finalement, sans grand-chose de magnifique en soi…

Enfin…

Comment ! Comment puis-je douter de cette vertu tant prisée dans nos sociétés, comment puis-je douter de la sécurité !

Tant de propagandes afin de la glorifier…

Qui dit « désir de sécurité » dit « peur de l’inconnu », dit « peur d’avoir peur », dit « peur d’évoluer ». N’avez vous jamais entendu que c’est par la contradiction que l’on grandit ? Coupez l’extrémité d’une plante, il y aura naissance d’une ramification ; deux tiges grandirons de cette coupure (cette coupure qui aurait effrayée n’importe quelle plante qui désir la sécurité!!!). Voulez-vous être un arbre bien déployé, riche en feuilles et en ramifications, ou désirez-vous demeurer une petite tige fébrile ?…

C’est en faisant des erreurs qu’on apprend !

Qui tente rien n’a rien !

Heureusement les proverbes ancestraux résistent à la pression sociale qui apparemment tente de produire des hommes et des femmes faibles, esclaves, désireux(ses) d’être rassuré(e)s, d’être pris(es) en mains, d’être en sécurité ! Assurez-vous ! Nous vous protégerons ! Vous avez besoin de nous, et heureusement, nous sommes là ; - et vous savez quoi, nous avons les prix les moins chers !!!

Allons…

La vie se caractérise en cela qu’elle désir l’immobilité, le sommeil, la tranquillité (c’est ce que Freud appellera l’instinct de mort et Nietzsche l’instinct de néant) ; la peur est le moteur d’un tel instinct. Donnez lui raison et vous voilà engagés dans la voie de votre anéantissement, vous deviendrez morne, sans aucune subtilité, fermé, rien de très fabuleux… Mais, toutefois, on trouve dans la vie une semence, un germe d’affirmation et de désir de grandir, de devenir plus fort, meilleur… (Je vous dis ça pour vous permettre, si le désir vous atteint, d’explorer plus profondément le sujet par ces auteurs ; Freud appelle ce phénomène « l’instinct de vie », et, Nietzsche « la volonté de puissance ») Pour cet instinct, la peur est l’indication de la voie à franchir ; il faut foncer dans la peur, la défier, la dépasser, anéantir cette tendance au néant, pour finalement réussir à devenir plus fort par cet expérience vécu…

La peur c’est l’inconnu, tout simplement. Elle doit être perçu non pas comme un mal, car celui qui a une telle perception de la peur et qui ne fera rien pour la changer restera probablement toute sa vie faible d’expériences et de vécus… Donc faible de subtilité et de « grandeur d’âme ». Non ! La peur, c’est l’indicatif de l’inconnu ; quand on a peur, c’est simplement car le corps (et l’âme) ne possèdent pas encore les outils nécessaires afin de banaliser et d’assimiler cet inconnu. Mais comment posséder les outils sinon en se les créant soi-même ?

C’est bien faux que de dire que lire des manuels de « comment vivre » permet à l’individu d’acquérir ces fameux outils ; la lecture jamais ne sera équivalente à la réalité du fait, jamais la lecture ne s’approchera même à 100 000 lieues de la réalité. Lire des manuels de vie, c’est une perte de temps comparé à l’action qui elle est la vitesse très supérieure. Je ne dit pas, néanmoins, que la lecture est inutile en soi… Seulement, afin de vaincre ses peurs (donc d’évoluer en assimilant l’inconnu), les livres sont un moyen médiocre.

Affronter ses peurs !

Il faut du courage, certes ! Mais le courage n’est pas une qualité innée ; le courage est accessible à tous… Le courage, ce n’est pas ne pas avoir peur, c’est oser défier ses peurs. Or quelqu’un qui n’a réellement peur de rien n’est pas courageux, mais seulement éventuellement chanceux (ou bête). Quelqu’un de très courageux est au fond de lui un trouillard qui réussit à surmonter ses peurs sans baisser la tête, les bras.

Chacun choisit la voie qu’il veut ; celle facile qui mène à quelque chose de simple, ou celle difficile qui mène à quelque chose de complexe. Quel choisissez vous ? Quel choisirez vous ? Je n’ai pas prétendu une voie meilleur qu’une autre, seulement, l’intérêt primaire de ce texte était de dénoncer la sécurité comme valeur suprême et incontestable ; car voyez-vous, selon un certain point de vue, elle suppose une valeur contre la vie, contre ce qui peut faire de l’homme en tant qu’espèce quelque chose de grand et de beau, de fort et de profond…




La tolérance (28 décembre 2010)

14h23, mardi 28 décembre 2010 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

     J’ai un vieux ticket de passage autobus-métro de Montréal où, à l’arrière, on y lit « 1 passage de 6 » et, plus bas, « 6 passages : 13,25$ ». En bon étranger je me dis « j’ai 5 passages ! un déjà usé, 5 restants ». Je pénètre alors dans l’autobus et rejoint le chauffeur : « si je comprends bien, y me reste 5 passages? » Il hausse les épaules… Je lui fais remarquer l’inscription relative aux 6 passages, il me dit alors : « y’é vieux ton ticket hein », en effet, l’usure est un attribut du ticket en question, je lui dis alors que c’est ma mère qui me l’a donné et ce, il y a fort longtemps… « Essaye le voir », je l’insère dans la machine, lumière rouge, refusé, je fais « ok » et je débarque. Débarquant, il me lance un « tu l’as trouvé à terre hein ? » Je dis non, et c’est son visage qui me répond en exprimant un espèce de « ben oui c’est ça », je lui apostrophe : « tu devrais pas croire que j’te mens dans face de même » : « Ah ok » comme on le dit a des merdes, comme si je mentais doublement, et il part.

Si j’avais été une petite fille à l’air naïf, aurait-il agit pareillement?

Pourquoi m’a-t’il poser la question si, dans sa tête, que je réponde oui ou non il savait qu’il allait garder l’opinion qu’il avait déjà ?

     Deux façons de traiter avec autrui lors d’un premier contact : soit tu le considère comme étant bien intentionné, ou soit le contraire. On me répondra peut-être par un « ça dépend ! », ah oui ? Ça dépend de quoi ? De l’endroit, du style de la personne, de sa façon de parler, de se tenir, et tous les autres éléments du domaine de l’apparence ? Si telle est votre opinion, je vous accuse de jugeur précoce et c’est exactement ce trait de caractéristique que je dénonce comme étant un fait anti-social, contre-social.

     Une telle manière de penser, je parle bien ici du fait de juger négativement, au premier contact, quelqu’un à cause d’une apparence qui ne plait pas à l’observateur, une telle manière de penser disais-je nuit à beaucoup d’égards à la vie sociale en générale ainsi qu’à la vie personnelle des victimes.

     D’abord, quelles raisons pousseraient un individu à se démarquer de la masse, à faire preuve d’originalité, à se forger un style qui lui serait propre tout en sachant, qu’en faisant cela, il s’attirerait les mauvaises conséquences qu’autrui lui ferait subir ? En effet, l’original répugnerait probablement à un grand nombre de gens ne serait-ce que parce qu’il ose être différent. Tous les goûts sont dans la nature ; c’est la raison qui démontre que chacun pourrait avoir son propre style. Mais il ne faut pas oublier non plus que tous les dégoûts sont aussi dans la nature ; c’est la raison qui démontre que les gens peuvent manifester éventuellement des actes réprobateurs envers ceux qui assumeraient leurs goûts qui se trouve à être le dégoût de ces premiers. C’est donc par facilité que la masse prône le conformisme car vouloir l’individualité (j’appelle individualité le fait de se forger un style propre, un caractère propre, le fait de devenir un individu unique) c’est devoir être tolérable envers autrui.

     C’est pour cette raison qu’agir comme le conducteur l’a fait est un acte négatif pour la société : c’est bannir l’individualité au profit du conformisme, c’est vouloir décourager les originaux qui peuvent choquer en les traitants avec des préjugés qui peuvent vite se transformer en injustices à leurs égards, en détruisant, sans raison légitime, leur crédibilité, etc.

     « Négatif pour la société ? Mais ce que tu démontre ne semble être négatif que pour l’individu en tant que tel… » Certes, mais il faut comprendre que l’individualité est une chose très importante au sein d’une société. En effet, ce sont les individus originaux qui amènent le peuple à évoluer dans ses manières de penser et de vivre, ce sont eux qui créent le changement et le progrès, ce sont eux qui sortent le peuple, lorsqu’il devient médiocre et paresseux, de son immobilisme. Les grands penseurs qui ont sut révolutionner le monde, par exemple pendant le siècle des lumières, n’auraient pas pu le faire s’il y avait eu un climat de refus total de la nouveauté, de l’étrangeté, si a chacune de leurs exclamations révolutionnaires ont les auraient réprimés de toutes les manières imaginables possibles, passant par la fausse justice qui condamne les Galilée jusqu’aux regards méprisant qui découragent les individus qui ont un germe d’intelligence nouvelle…

     Il est nécessaire de cultiver la tolérance en nous car sans elle rien ne pousse autour de nous, tout stagne. Il est faux de croire que celui qui s’empêche d’agir comme il le souhaite (ne le fait-on pas souvent ?) le fait par son propre vouloir. Il est faux de croire qu’il s’empêche ainsi puisqu’il considère que c’est immoral, ou que c’est non-approprié car « c’est justement non-approprié ou immoral » (Ce serait admettre une raison qui s’explique par elle-même ce qui est illogique). Il faut comprendre que l’immoralité, et ce qui est « non-approprié », est déterminé, fixé par autrui, par ce que notre entourage dégage. Chacun de nous, à cause de notre intolérance, ne veut pas voir telles ou telles manières d’agir autour de lui. Il ne le dit jamais formellement, mais tous le sentent nécessairement, puisque du moment que quelqu’un s’approche de cet interdit, des regards, des mal-aises sentis et milles et uns autres signes font savoir à celui qui s’en est approché qu’il ne doit pas agir ainsi : l’immoralité s’imprime dans sa tête, il sait ce qu’il ne doit pas faire. Ce n’est pas lui-même qui s’est forgé son domaine du moral-immoral, c’est autrui qui lui a imposé par leur manque de tolérance. Or, il vient un moment où, tellement la tolérance fait défaut, toute originalité passe pour non-souhaitable, et chacun le sait, et chacun s’en méfie et s’en empêche, puisqu’on craint la réprobation, car chacun a besoin d’être accepté et aimé.

     Laissons autrui s’exprimer et devenir ce qu’il veut être ! Étendons notre domaine de la tolérance afin qu’il soit plus a l’aise avec nous, afin qu’il sente notre amour et notre acceptation à son égard même s’il agit originalement, pour ne pas dire bizarrement, car l’originalité commence par la bizarrerie.

     Il n’est pas dit ici qu’il faut être absolument tolérant à l’égard de tout le monde ; le sujet ici porte sur les premières impressions, sur les premiers contacts ; en effet, si une personne, après lui avoir laissé les chances nécessaires afin qu’il se présente comme il est réellement et non pas comme l’apparence le présente, si cette personne s’avère en final effectivement mauvaise et mal intentionnée, il pourrait être avantageux pour lui et pour tous les autres que son entourage le lui fasse savoir par divers moyens tels que l’ignorance à son égard ou quelques regards destinés à lui faire comprendre la chose… Sans toutefois vouloir lui rendre la vie difficile pour rien, mais voilà tout un autre sujet qui mériterait tout un autre espace.

     L’individu a besoin de s’épanouir comme il le souhaite, car le moule que la société propose – impose – ne peut pas faire à tous. Certes, puisque ce moule est formé par la majorité (quoi qu’il soit possible de croire qu’une minorité l’oriente afin de servir ses intérêts) il est évident que celui-ci fera à un grand nombre de gens. Toutefois, il serait injuste de refuser l’aise à ses co-citoyens qui auraient besoin de plus de liberté, de plus d’excentricité, de plus de « jeu » afin de pouvoir devenir ce qu’ils veulent être pour passer à travers la vie.

     Que ce soit pour fraternité envers les autres qui évoluent avec nous ou que ce soit pour sa propre société qui influe sur nous, il est plus que nécessaire de ne pas juger précocement autrui par l’apparence ou par quelques signes d’excentricité qui surprendraient notre habitude, ou qui dégoûteraient nos désirs et nos attentes. Il faut donner une chance et même une deuxième à chacun des gens que l’on rencontre, car il est totalement impossible de connaître, au premier abord, les intentions d’autrui. La tolérance est de mise pour un monde plus Libre.




Une question de culture (30 septembre 2009)

12h34, mercredi 30 septembre 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

Il faut absolument lire des livres car si vous négligez votre éducation, le système, lui, ne la négligera pas.

Mark Twain écrivit ceci ; « I have never let my schooling interfere with my education. » ; l’école nous forme, nous conditionne, à être de gentils petits robots calmes, toujours assis, jamais spontané et surtout bien servile : qui veut faire l’expérience de la vie épanouie ne veut pas recevoir cet éducation. Mr. Twain l’a bien compris, c’est pourquoi il a bien fait de dissocier totalement l’école de l’éducation, cette deuxième étant beaucoup trop importante pour la piètre qualité d’instruction offerte en milieu scolaire…

Dans ce monde où les maîtres d’apprentissage n’existent plus, dans ce monde où la télévision est la souveraine éducatrice, malheureuse remplaçante des parents maintenant trop occupé$, il faut se prendre en main soi-même si l’on ne veux pas finir comme un pur produit de la société capitaliste ; orientés uniquement dans le but de l’industrie, comme si nous n’étions pas en sommes des humains intelligents…

Premièrement, ce que je crains si de tels efforts ne sont jamais entrepris par l’individu, c’est en résultat un être adulte qui, en réalité, n’est encore au fond de lui qu’un bébé capricieux et innocent, incapable de prendre ses propres initiatives, incapable d’originalité puisqu’il n’aura jamais fait son propre chemin (il se sera seulement laissé emporté par le courant), borné et faible d’esprit.

Lire un livre, quel qu’il soit, c’est s’ouvrir à l’entretient d’une personne qui a (dans une certaine majorité) pensé différemment. Assimiler un point de vue différent, c’est ouvrir en soi des portes nouvelles, des perspectives qu’on ne connaissais pas avant, c’est augmenter son registre personnel de connaissance ; diversifier notre base de donnée, démonopoliser les influences monotones de la télévision et de l’école. Lire un livre, c’est comme si vous passiez un certain temps avec un adulte accompli qui tente de vous faire passer ses expériences de vies, ses apprentissages ; ce qu’il juge important pour vous.

Évidemment il est nécessaire de rester critique vis-à-vis nos lectures, néanmoins il faut concevoir la limite entre être critique et être fermé : ce n’est pas toute la vérité ce que vous lirez, mais c’est toutefois un point de vue différent qui n’est jamais à négligé puisqu’il existe simplement…

Certes, le livre est encore une sublimation de la meilleur méthode d’avancer dans la vie connaissante ; s’entretenir avec des gens ayant plus de connaissances, plus de sagesse que soi… Cette méthode évidente était fortement utilisée avant notre ère moderne ; le jeune s’entretenait avec les philosophes et les artisans, apprenant ainsi la vie, apprenant sur le tas. Maintenant, nous nous en doutons bien, une telle pratique est proscrite au profit d’une population plus homogène, moins diversifiée, donc plus manipulable, obtenue grâce à l’éducation institutionnelle.

Ainsi, malheureusement, je mets la solution libraire en premier plan puisque de telles personnes ne se trouvent maintenant que très difficilement, du moins, dans notre société « civilisée » où plus personne ne se parle réellement… Je ne sais pas si je fais bien de considérer les efforts nécessaire aux adultes afin de faire revivre ces systèmes d’éducation personnalisée plutôt que de la considérer aux plus jeunes à aller vers les adultes ; mais je trouve ma réponse me posant cette question ; « comment un jeune peut-il en venir à aller voir un adulte pour recevoir l’apprentissage de la vie s’il n’a même pas la moindre idée que la vie est fabuleusement complexe et ainsi chargée de subtilité… ? »

Chaque livre est une mine d’or ; l’assimiler transpose toute sa richesse dans notre esprit sans même en altérer sa source ; le livre est une ressource inépuisable facilement partageable et, de plus, nous devons nous le dire, nous sommes fort chanceux d’avoir encore l’accès à ces millions de copies…

Pour faire oublier à la population, pour proscrire des idées et des mentalités, les gouvernements et les groupes fascistes d’avant aujourd’hui ont brûlés nombres de bibliothèques ; ils n’étaient pas bêtes ; en supprimant l’accès à la culture, on supprime la culture en tant que tel… Un peuple sans culture est un peuple faible et manipulable. Aujourd’hui, les livres sont là mais personne ne les lis ; ils ont réussis à supprimer la culture tout en se privant de la mauvaise réputation de brûleur de bibliothèque…




Conditionnement intelligent. (28 septembre 2009)

12h36, lundi 28 septembre 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

À vingt ans, croire que l’on est soi-même est pure folie ; maints conditionnements de tout genre nous ont formés, croyons les bien ou croyons les mal, ils restent néanmoins des conditionnements ; une entrave sur notre liberté.

Accepter les conditionnements, se complaire dans l’existence nous ayant été destinée, imposée, n’est pas à proprement parler être soi-même même si, à priori, l’impression est telle.

Afin d’être soi-même, une remise en question profonde de tout ce qui compose notre quotidien, de toute notre mentalité en totalité, de toutes nos prémisses s’impose.

Est-ce que ce que j’accompli est effectivement en accord avec ce qui est profondément moi-même ?

« Mais qu’est moi-même, sinon ce que je décide donc éventuellement les conditionnements si je les accepte ? » me retorquera-t’on. Du même élan, on me dira ; « L’existence ne précède-t’elle pas l’essence ? Si telle est le cas, je suis ce que je suis au présent et rien d’autre de caché »

« Tout n’est-il pas un conditionnement ? Même les remises en questions que je m’impose ? » D’autres dirons.

Chacun possède des penchants qui lui sont propre et intrinsèque ; pourquoi se fait-il que le fait de jouer de la musique peut me faire un tel effet alors que pour d’autres l’effet est inexistant, ils restent insensibles ? C’est essentiellement à cause de ce que l’on appelle les passions…

Définir ce terme, ce concept ; contrairement à l’émotion, qui elle est une réaction face à l’extérieur, la passion est une pulsion provenant de l’intérieur destinée à agir sur l’extérieur… Indirectement, donc, elle fait ce que nous aimons et ce que nous aimons moins ; dépendant de si l’action en tant que telle s’accorde ou pas avec nos penchants naturels : soit nos passions…

Gardant le même exemple de la musique… En jouant, je ressens une force toujours naissante et qui me semble infini, un contact aigue avec la réalité m’habite, mes sens toujours exultés, je ressent ce bien être, ce bonheur. Nous pouvons dire que l’expression par la musique est alors part de ce qui m’est passionnel ; et telle chose demeure jusqu’à la mort…

De telles passions existent chez chacun de nous, il suffit simplement de les trouver… Ainsi nous avons des êtres passionnés de construction, des professeurs et des cuisiniers passionnés…

Beaucoup de philosophes tentent de supprimer l’influence de la passion sur nos vies ; ils désirent que la raison soit directrice de toute notre existence… Ils renient le caractère « animal » (Physique) de notre vie, comme s’il était impur, mauvais. Ils croient (ils désirent !) en effet que l’homme se crée de A à Z, qu’il soit dépourvu d’essence quelconque.

J’ose leur défier cette question ; « À quoi sert alors la conscience, quelle est donc alors l’utilité de la raison? »… L’accroissement toujours infini de celle-ci ? Le détachement définitif avec le corps ? N’est-ce pas totalement se perdre dans la métaphysique ? Quelque chose nous lie avec la terre et avec Tout, et c’est certainement plus le corps que la conscience, la raison, qui eux ne sont que les outils de notre être et non pas ce qui en compose l’essentiel…

Rabattre les appels de notre corps (nos passions) c’est… Nietzsche a les mots justes ;

« Toutes les passions ont un temps où elles ne sont que néfastes, où elles avilissent leurs victimes avec la lourdeur de la bêtise – et une époque tardive, beaucoup plus tardive où elles se marient à l’esprit, où elles se « spiritualisent ». Autrefois, à cause de la bêtise dans la passion, on faisait la guerre à la passion elle-même : on se conjurait pour l’anéantir – tous les anciens jugements moraux sont d’accord sur ce point, il faut tuer les passions. La plus célèbre formule qui en ait été donnée se trouve dans le Nouveau Testament, dans ce Sermon sur la Montagne, où, soit dit en passant, les choses ne sont pas du tout vues d’une hauteur. Il y est dit par exemple avec application à la sexualité : « Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le » : heureusement qu’aucun chrétien n’agit selon ce précepte. Détruire les passions et les désirs, seulement à cause de leur bêtise, cela ne nous paraît être aujourd’hui qu’une forme aiguë de la bêtise. Nous n’admirons plus les dentistes qui arrachent les dents pour qu’elles ne fassent plus mal… On avouera d’autre part, avec quelque raison, que, sur le terrain où s’est développé le christianisme, l’idée d’une « spiritualisation de la passion » ne pouvait pas du tout être conçue. Car l’Église primitive luttait, comme on sait, contre les « intelligents », au bénéfice des « pauvres d’esprit » ; comment pouvait-on attendre d’elle une guerre intelligente contre la passion ? – L’Église combat les passions par l’extirpation radicale : sa pratique, son traitement c’est le castratisme. Elle ne demande jamais : « Comment on spiritualise, embellit et divinise-t-on un désir ? » - De tous temps, elle a mis le poids de la discipline sur l’extermination (de la sensualité, de la fierté, du désir de dominer, de posséder et de se venger). – Mais attaquer la passion à sa racine, c’est attaquer la vie à sa racine : la pratique de l’Église est nuisible à la vie… (Crépuscule, p.110-111.)

Il s’attaque à l’Église avec sa ferveur habituelle, mais l’idée s’applique en tant que telle…

« Spiritualiser » ses passions, c’est premièrement les repérer, les comprendre, les définir, les mettre en contexte favorable afin de les exploiter intelligemment…

« Spiritualiser », c’est hausser les idées primitives à un niveau « supérieur » ; qui a été façonné avec la raison et la conscience…

Trouver ses passions et les approfondir ; telle est la grande utilité de la raison, de la conscience. Se faisant, bonheur en profusion, expertise assurée (car la passion crée une motivation infini) ; la vie collective s’en porte donc bien, par répercussion. Tout ça, en étant soi-même, sans aucune résignation.

Quand tout ton être présent coïncide avec tes forces internes, peut-être est-ce seulement à ce moment que l’on peut commencer à se considérer soi-même ; et non plus comme un vulgaire acteur hypocrite qui aurait pu faire tout autrement comme s’il était question là de conditionnement seulement…

Connaît toi toi-même.

Décortiquant ce fameux adage socratique, nous pouvons éventuellement apercevoir un sens beaucoup plus profond que ce que sa simple lecture nous apporte à priori…

Toi-même ; Toi-moi séparés par un trait d’union.

Toi = autrui, et plus encore ; le Tout.

Moi = ce qui me défini.

Le trait d’union = ce lien très important entre Moi et Toi…

Connais toi toi-même ; une recherche d’envergure composée d’une multitude d’expérimentations toutes dans le but de découvrir ce qui me défini et ce qui me lie avec le reste… La jeunesse nous offre ce temps, nous menant à l’âge Adulte, lui qui s’est trouvé et s’est dominé par soi-même, s’est spiritualisé.

Se trouver soi-même, trouver ses passions, est donc la première étape afin de pouvoir réaligner ce que les conditionnements ont eux-mêmes alignés selon le bon vouloir de leurs émetteurs…

Reste une longue et fastidieuse décortication par la remise en question de sa propre vie afin de faire finalement coïncider son être avec soi-même…




Ta propre mesure ! (3 août 2009)

11h38, lundi 3 août 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

Tu es parfait !

« La seule mesure de toute chose c’est l’homme » qu’on dit ! ; Ce que l’on veut dire, c’est que, par exemple si l’on parle de la perfection, eh bien il n’y a pas moyen de savoir réellement ce qu’est parfait et ce qu’il ne l’est pas car il n’existe pas dans le monde la définition de la perfection ; c’est dans la tête de l’homme qu’une chose devient parfaite ou pas ! En est ainsi pour la beauté, le bon goût, etc… ; Tout est relatif quoi !

Qu’on me laisse ajouter cette nuance, à cette fameuse citation :

La seule mesure de toute chose, c’est TOI.

 La personne qui osera te dire que « ça c’est pas bien, mais ça par contre ce l’est ! » est définitivement fasciste ; elle ose empiété sur ta liberté d’interprétation du monde, des valeurs…  ; elle tente de t’influencer afin que tu adopte ses propres définitions… Ainsi, afin de te protéger de ces gens bien manipulateurs, j’écris ce texte avec le but de te faire comprendre mon point de vue sur ta liberté de jugement, et sur la manière dont tu pourrais bien la percevoir désormais…

Une tendance bien malheureuse est populaire ; les gens posent leur mesure sur un individu qui leur est étranger ; c’est le phénomène des idoles… On se compare à cette autre personne, on veut être comme elle, et si certaines de nos actions et de nos coutumes sont trop divergentes de ce modèle, on se sent mal, plat, faible, « imparfait »… Si ce n’est pas un Idole qu’est la mesure, c’est très souvent la fameuse « tendance populaire » de la société ; la mode, la norme, la convention ! Ce type de personne fera face a plusieurs problèmes ;
- La honte ; qu’est-elle, cette fameuse honte ? ; Une tare à la confiance personnelle ; en effet, si une personne n’assume pas ses actions, ses désirs, ses résolutions (subconscientes ou conscientes), bref si elle n’assume pas sa personne présente, elle connaîtra un jour ou l’autre la honte au moment où elle se fera voir lors de l’accomplissement de la dite chose « honteuse »… « Ah non, il m’a vu ramasser les déchets au sol, comme j’ai honte ! » ; cette personne ne s’affirme tout simplement pas ; la mesure adoptée comme étant l’idéal (la perfection) était de ne pas faire ça, mais les orientations internes (Sa mesure personnelle qui est négligée, mais qui fini toujours par refaire surface !) de la personne était de la faire ; ainsi nait la honte, le remord…
- Le mensonge, la comédie ; tu les useras toujours afin de masquer tes véritables alignements ; menteur et joueur de rôle tu deviendras, pantin sans « âme », coquille vide, tu t’oublieras toi-même, tu commenceras à renier toute possibilité de changer et lorsque tu sera vieux, tu regretteras amèrement !

En ne t’affirmant pas de la sorte, en n’acceptant pas tes propres définitions, tu seras toujours contraint d’agir dans le sens de ces normes que tu t’es obligé de suivre ; ainsi malheureux et honteux tu resteras !

Lorsque l’idéal se trouve à être celui que reflète la norme, la mode, c’est le regard curieux et juge d’autrui qui est la raison primordiale de la difficulté de s’en libérer (de cette contrainte envers soi-même ; de cette pression externe sur nos valeurs ; de la chose qui fait qu’on ressent la honte !) ; en effet, si le but de l’existence est de plaire à autrui ; alors le destin de cette existence est de rester le produit de leur désir, est de rester ce que tu ne veux pas nécessairement être. Mais si au contraire le but est d’avancer et de grandir soi-même dans la vie, de s’affirmer intégralement, donc de se débarrasser de toute honte et de tout remord, de gagner en confiance et d’ainsi faire ce que l’on veut réellement faire, il faut savoir faire abstraction du jugement des autres car ce jugement n’est qu’une tentative perverse de nous changer, de nous ramener à leur propre définition de ce qui doit être ; du fascisme en somme. Il est donc important de faire la part des choses ; « autrui n’a pas à me dire quoi faire, et ses regards juge ne sont que la résultante de son manque d’ouverture, de son désir de tout contrôler ; bref rien qui ne mérite de me faire changer de manière d’agir ! »

En contre partie, celui qui saura s’affirmer, celui qui agira très ouvertement de la manière dont il juge la meilleur d’agir – et ce sans toujours loucher vers autrui, sans se soucier de leur approbation ou improbation – connaîtra la grande confiance personnelle ; conséquent avec ses idéologies, il n’aura jamais aucun remord ; il vivra la grande satisfaction de vivre librement – sans contraintes – et pourra se réjouir d’avoir toujours fait de son meilleur, dans un pur accord avec lui-même… Sans parler du malin plaisir de faire rougir ceux qui n’en sont toujours pas capable – ceux qui sont encore bien bouchés, choqués devant une telle affirmation éventuellement contraire à cette norme qu’est leur Dieu.

…Voilà pourquoi tu es parfait ; car la vie t’appartient, tu es maître de toi-même, ta seule et propre mesure, ton propre Dieu ; aime-toi !




La témérité. (8 avril 2009)

13h45, vendredi 10 avril 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Si nous prenons pour acquis que l’action est importante, que la paresse, son contraire, est à éviter, alors cette réflexion servira :

La témérité est nécessaire ; ce qu’elle est, cette témérité, c’est le pouvoir de foncer ; le pouvoir de faire abstraction à tout ; sauf à notre but.

C’est fort-simple ; lorsque René Binamé dit, dans l’une de ses chansons : « C’est reculer que d’être stationnaire, on le devient de trop philosopher », c’est qu’il a grandement saisit ce dont il sera question ici.
Trop philosopher ; trop remettre en question ; trop penser : que de manière pour exprimer ce même concept qui fait que nous ne faisons, au bout de la ligne, rien.

Une remise en question de la remise en question constante… Voilà ce qu’il nous propose.

Il est évidemment important de noter que ce que ce René nous propose dans cet air, c’est l’action révolutionnaire ; et aucunement la recherche ultime de la Vérité (chose que tous philosophes acharnés recherchent par leur constante remise en question !). Or, il faut comprendre que la remise en question, que le fait de trop penser, tout le temps, est néfaste à l’action.

Si je veux accomplir tel projet, tenons par exemple ; m’engager dans la révolution afin de combattre le fascisme. Si je veux accomplir cet acte, il est nécessaire que mon être intérieur soit totalement en accord avec les principes de cette action ; si je ne le serais pas, je ne le ferais évidemment pas.
Alors voyons la démarche que le philosophe acharné fera, appelons-le l’intellectuel, avant d’aller signer le papier-contrat :

Il remettra en question tous les fondements qui l’ont poussés à avoir un tel désir.
« Veux-je réellement vivre ce dont je m’apprête à vivre ? »
« Suis-je réellement en accord avec les principes de cette révolution ? »
« À quoi cela me servira t’il ? »
En sommes, il étudiera toutes les finalités possibles, toutes les autres opportunités qu’il pourrait vivre au lieu de celle-ci, il décortiquera tous les concepts liés à ce choix…
« Que sont les fascistes ? »
« Que veulent-ils ? »
« Sont-ils si mauvais ? »
« Peut-être cette révolution n’est-elle pas si nécessaire ? »
« Peut-être mon implication serait meilleur ailleurs ? »
Etc, etc, etc ; il se posera toutes les questions possibles afin de « faire le tour de la question »…
Voilà la méthode qu’utilise l’intellectuel afin de faire un choix.

Ce que cet intellectuel n’a pas compris, du moins, ce qui l’a empêché de finalement s’engager, c’est qu’il existe autant de réponses afin de convaincre une personne à s’engager dans l’armée résistante que dans celle fasciste ; en sommes, c’est comme dire que tout est relatif. Si réellement l’on fait le tour de la question, chose qui prend, déjà, beaucoup trop de temps, l’on peux se rendre compte, et ce dans toutes les situations possibles (tous les choix s’offrant à nous dans la vie), que la vérité se trouve en fait partout ; seulement elle est relative à certaines valeurs en particulier… Une chose sera vraie selon un point de vue, dans un système de valeur particulier, et fausse dans un autre.

Bien entendu, rendu là, l’intellectuel s’interroge sur ses propres valeurs ; et voilà que les grands questionnements recommencent et recommencent ; il essaie de re-déterminer ce qu’est le bien et le mal, de savoir où la résistance se trouve dans ces deux domaines … Il n’a, en sommes, pas encore compris que rien n’est absolue ; que ses valeurs, il les choisit et qu’il doit les assumer, sans les remettre infiniment en question, afin de parvenir à faire un choix…
Le concept de bien et de mal n’existe pas ; c’est TOI qui le détermine, personne d’autre, rien d’autre.

Voici maintenant que nous ne voulons pas être cet intellectuel qui pousse trop loin les questionnements puisque nous voyons très bien que ceux-ci ne servent à rien (je le répète ! ; ils ne servent à rien dans ce contexte-ci seulement – c’est-à-dire dans la prise d’une décision !) ; ils n’amènent qu’à un retour au point de départ, ces questionnements ne permettent qu’un remplacement de sa propre détermination présente au profit d’une nouvelle détermination toute différente qui le dérogera de ses aspirations d’alors…

Voyons ce qu’est le téméraire, maintenant :

Le téméraire sait ce qu’il veut ; il connaît ses valeurs et ses désirs : il est fasciste ou alors communiste ; une chose est certaine, c’est qu’il sait où il va…
Lorsqu’un choix se propose à lui, il se permet naturellement une certaine réflexion, mais n’en exagère pas : il prend uniquement compte du moment présent : selon ce qui semble en accord avec sa personne et la situation du maintenant, il fais son choix et l’exécute.
« Foncer la tête baisser » ; à décortiquer cette expression, nous pourrions facilement faire l’analogie entre l’image de la tête physiquement baisser et celle qui le serait plutôt d’une manière métaphorique…

L’abstraction, celui-là la connaît.

Il y a certains moments où la pensée est nécessaire, d’autres où elle est inutile… Pire ; en ces autres moments, la pensée est une barrière à l’action ; à la vie. ;

Au moment de lancer la roche, il y a celui qui jouira de sa puissance, qui scintillera de l’intérieur et de l’extérieur, rageur, amoureux des sensations fortes ; il vivra, lançant. À côté de lui, il y a celui, la roche à la main, qui tracasse, qui pense, qui pense, et qui pense encore…
Et qui lâche la roche ; il a évidemment trouvé une raison assez puissante pour lui empêcher l’acte ; c’est sûr !!! Il s’acharnait à trouver une raison qui l’en empêcherait ! Il n’a pas su faire abstraction.
Pour toutes actions il est possible de trouver une raison assez puissante pour nous en détourner ! Si après maintes réflexions vous êtes encore convaincus de vos idées et de vos déterminations,  c’est uniquement que vous n’avez pas encore trouvé ce qui pourrait vous faire changer d’avis ! N’allez pas croire que vous avez atteint une Vérité, une « évidence », une certitude… Ou alors croyez le ; mais voilà que ce serait tout juste une petite ruse que vous vous feriez…

Il y a un moment pour la philosophie et un moment pour l’action ; un moment pour la remise en question et un moment pour la témérité… Vivre seulement de l’un ou de l’autre, dans une vie entière, voilà une chose qui me semble bien démesurée ; mais enfin, à savoir ce qu’est l’idéal : voilà une chose bien personnelle…



La remise en question. (8 avril 2009)

13h42, vendredi 10 avril 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
La remise en question est chose bien importante dans la vie ; évidemment ceci étant considérant que l’on souhaite une vie intelligemment menée, riche en expériences et ouverte à l’inconnu !

Nous pourrions imager notre intellect comme étant une immense forteresse… De grands piliers soutiennent notre palais personnel ; celui-ci contenant toutes nos expériences et connaissances, tout ce qui détermine, en sommes, pour faire court, notre personne.

L’action de remettre en question, c’est s’asseoir et faire des efforts afin d’ébranler ses fondations mentales, ses piliers ; ce sur quoi repose toutes nos certitudes, nos convictions, notre personnalité. Afin d’y parvenir, il ne suffit que de se poser les bonnes questions ; par exemple, si je me découvrais à être raciste, je me poserais ce genre de questions :
« Pourquoi suis-je raciste ? », ensuite ; « Ces raisons sont-elles fondée ? »…
Nous pourrions aussi nous demander d’où pourrait venir cette idée, ce jugement… Éventuellement nous découvririons qu’il avait comme origine mon entourage, de mauvaises expériences avec certaines personnes, ou alors de toutes autres choses… À partir de ces nouvelles découvertes, l’on finirait par se poser « Esce que mes mauvaises expériences justifient cette haine envers toute cette communauté ? »…
Notons que le procédé s’effectue dans tous les sens ; celui qui n’est pas raciste, pourquoi ne l’est-il pas ? Pourquoi certains le sont et pas lui ? … Tout peux y passer.

L’idée générale, c’est de mettre la lumière sur ce qui n’a pas encore été expliqué, c’est de poser toutes les questions possible, et d’y répondre sincèrement à toute fois.

Évidemment l’exercice de remise en question nécessite une ouverture complète ; aucune mauvaise foi et aucun parti prix ; si nous nous adonnons à de telles tricheries nous resterons dogmatisés, nous resterons esclaves d’idées préconçues qui se refusent à être mises à jour… Ainsi, dans ce cas, c’est tout l’effet contraire qui se produit ; nous nous réitérons nos idées toutes faites, en résulte en renforcement des préjugés…

 Le but, c’est de se poser des questions qui n’ont jamais été posée, c’est de creuser là où jamais l’on a creuser, c’est de découvrir de nouvelles frontières, de nouveaux arguments… Ainsi il en résulte soit un renforcement de l’idée première, ou alors une destruction partielle ou complète de celle-ci…

Pour cela, absolument nous devons nous détacher de tout ce qui nous est chère, de tout ce à quoi nous sommes attachés, liés, menottés…

La remise en question fait peur, aux premiers abords ; c’est très normal.
Nous savons tous, au fond de nous-même, que certaines choses, si elles seraient profondément remises en questions, changeraient le cours de notre vie ; bye bye le boulot, bye bye la blonde, bye bye la stabilité, bye bye certains amis, bye bye certaines convictions qui font notre popularité… Que d’exemples : il en existe une infinité puisque tout peux y passer.

Tout remettre en question, c’est vouloir avoir les yeux grand-ouvert, c’est refuser l’illusion et le sommeil… C’est refuser d’accomplir aveuglément toutes ces choses que nous faisons et que nous pensons sans avoir réellement interrogé suffisamment ces dites choses… Tout remettre en question, c’est rechercher la connaissance, la compréhension ; et ce, souvent par delà le bien et le mal !

Le concept est très simple ; à détruire nos piliers, encore et encore, il ne va pas sans dire qu’ils finissent par en prendre habitude. Ils se renforcissent, d’avantage et d’avantage, savent de plus en plus supporter de grands poids ; ces poids étant les expériences se multipliant puisque de nouvelles sphères se font explorées ; par cet exercice.

Toute ma vie j’ai été un fervent anarchiste !
Alors je remets cette conviction en question.
Si je réussis à troubler cette certitude, alors c’est qu’elle n’était l’idéale.
J’explore ensuite une autre sphère, je vis encore une autre grande conviction… Je la remets en question, et je passe à la suivante…
Oh, mais ce manège finira t’il un jour ?
Sans doute que non, mais ce manège me permet de grandir mentalement, ce manège me permet d’acquérir beaucoup d’expérience et de comprendre d’avantage beaucoup de gens et de situations… Cet exercice, aussi futile qu’il peut sembler l’être dans la vie de tous les jours, me permet, aussi et surtout, de m’éloigner du dogmatisme ; cette chose qui fait de nous des moutons, des robots, des êtres sans cognition ; prêt à avaler n’importe quoi, prêt à prendre comme vrai toute chose… Il ne va pas sans dire que c’est exactement pour cette raison que la remise en question est rare et peu encouragée ; elle crée des différences dans le peuple, elle nuit au courant populaire ; là où tous se ressemble, où l’ordre règne par ces ressemblances inoffensives, ces ressemblances souhaitées – et orchestrées – par les dirigeants…
Ainsi voilà qu’à force de cet exercice, l’on comprend très rapidement que la vérité est à toute fois subjective, donc potentiellement fausse, potentiellement vraie ; il devient aisé de se détacher de tous dogmes, de toutes idées préconçues.

Certains gardent néanmoins une peur quant à cette pratique ; « Elle peut mener loin… - trop loin. » qu’ils disent… Elle peut ouvrir des sphères qui sont prohibées par la société dominante ; elle peut mener à créer un futur Che Guevara, ou alors un futur Machiavel… Puisque tout est possible ; et puisque toute chose est éventuellement explorable…



Je suis faux (12 mars 2009)

12h26, jeudi 12 mars 2009 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Silence…
Silence…
Silence…
Je suis sur ma colline ; derrière les grands immeubles qui cachent cette grandiose vue… Ces géants cachent ce libre spectacle des yeux de mon personnage ; celui qui se lève tous les matins afin d’aller à l’école, qui s’appelle, de ce que j’entend, JF, et qui suit, en sommes, toujours ces mêmes chemins routiniers… ; ces chemins sans horizons : c’est voulu.
Mais aujourd’hui c’est différent, comme ce l’ait de plus en plus depuis un temps.
Je suis sur ma colline ; en dehors des chantiers battus, en dehors de ma vie.

Ici, je n’ai pas de nom et pas d’apparence ; je suis simplement cet être incertain qui s’emplit l’âme de cette vision magique, de ce vent triomphant et de cet air pur et frai ; qu’esce que ce personnage qu’on appelle communément et trop-souvent Jean-François Gagné, sinon une pure invention folle, une restriction malsaine…

Quand je viens ici, ce personnage, à toute fois, reste derrière les immeubles ; j’aimerais qu’il s’y perde et qu’il en meure à jamais ...

Que sont les idées et les principes ? Des divagations métaphysique destinée à agir politiquement envers les autres.
Que sont les autres ? Ce sont mes limites et mes barrières, mes murs et mes interdictions, mes bourreaux… Ils m’emprisonnent impunément dans ce rôle que je déteste tant, dans ce rôle de « moi ». Mais ce rôle est subjectif et faux ; j’aimerais qu’il se perde.

Au début, quand je venais m’asseoir devant ce paysage fabuleux, naturel, je méditais sur ma vie ; je remettais en question mes décisions, mes actions, mes philosophies… Je pensais à mes relations avec autrui, je me rappelais mes savoirs, faisait l’inventaire de mes biens… En réalité, même dans cette apparente solitude, j’étais encore dans la ville, dans l’autre monde imaginaire, politique et théâtral.

Faire le vide, faire le vide ; regarder le ciel et l’horizon oscillant de chaleur, sur cette petite montagne naissante… Futur volcan, ancien abysse… Je me suis rendu compte que seul cela existait, ici. Que cette vie de parure, où l’on jongle de principe en principe, où l’on fait tout pour les autres, était bonne seulement pour la ville… Et était-elle réellement bonne pour quoi que ce soit ?

J’ai tout remis en question ; j’ai détruit mon personnage, Jean-François Gagné c’est un leurre que je vous lance à la figure, c’est un rôle de pacotille que je me mens, que je vous mens. J’ai vu que j’agissais en tout temps pour paraître, pour toujours vous envoyer une certaine image ; j’ai compris que toutes les choses que je disais étaient destinées à me représenter, à représenter ce rôle qui me caractérisait.

J’ai commencé à observer les autres, à profondément les observer… Et là, j’ai vu des choses abominables : des gens croire en leur personnage comme s’ils étaient vraiment ça. Des gens jurer par leurs principes ; ils auraient mis la main au feu pour démontrer leur conviction face à leurs idées. Les pire, c’était ceux qui allaient jusqu’à piétiner ses voisins pour des principes. D’autres me méprisaient pour quelques raisons ; en réalité ils méprisaient mon personnage et, vraiment, ils me faisaient rire pour ça… Mais d’un rire angoissé ; parce qu’en fait j’ai peur de n’être, pour toujours, emprisonné dans ce monde où à jamais l’on me jugeras pour des choses prises au sérieux, alors que pour moi, ce ne peux qu’être de vulgaires subjectivités ; rien d’important. J’ai peur qu’à jamais je doive me mentir, m’imaginer une citoyenneté et une appartenance ; alors qu’en réalité je n’appartiens à rien, sinon à la vie. J’ai peur de devoir toujours faire assemblant. De jouer le métallurgiste ou l’anarchiste, de jouer le rebelle ou le philosophe, de faire le calme ou l’agité…

Même dans mon coin, lorsque je n’interagis qu’avec moi-même - du moins, encore là, c’est que l’apparence -, même dans ce coin je me sens mentir ; je joue à être celui qui est dans son coin et qui ne parle pas, qui feint la réflexion, qui feint l’austérité, qui feint tout.

Seulement lorsque je suis seul, sur cette colline, ou partout seul ailleurs, je ressent l’authenticité, seulement en ces trop-rare moments je suis sain dans mon esprit ; car je n’existe qu’en tant qu’être ; uniquement être en tant qu’être… Aucune question de politesse, aucune question de respect, aucune question de séduction ou d’intimidation : rien, rien et rien. En ces moments, comme présentement, je suis là, … là, … simplement là.

Mais je sais que je vais redescendre de mon refuge ; je sais que je vais retourner derrière les grands murs. Je vais passer devant une vitrine, mon regard va croiser, dans la vitre, le mien : en une fraction de seconde, Jean-François Gagné va renaître ; ses vêtements vont m’apporter ma situation, mes yeux vont m’apporter mon angoisse, mes cheveux ma fausse réalité. Amèrement je résisterai, comme d’habitude. Je vais détourner le regard, et marcher. Jusqu’au moment où je croiserai un groupe de gens, connus ou pas, dans la rue ; là ce sera la fin.

Là, leurs regards vont se poser sur mon corps, et en une fraction de seconde, encore, ma définition va s’abattre sur moi : je serai passé de l’être en tant qu’être, libre et léger, à ce corps trop-définis, pesant de valeurs et de sens, lourd de symboliques et qui parle malgré Moi. Leurs regards me figeront telle une coulée d’azote liquide qui fige une plume en plein vol ; la plume tombe durement sur le sol et se fracasse… Ma liberté se meurt donc, ma volatilité s’est volatilisée. J’agirai donc, tel un automate programmé, par contrainte : soit je baisserai la tête et je nierai tout ce qui vient de s’abattre sur moi, soit je l’accepterai et j’embarquerai donc dans ce fameux rôle qui me détermine…

Oh… Je sais que ça arrivera ; ça fait toujours ça.

J’ai tout tenté ; puisqu’il m’était totalement impossible de n’avoir aucun rôle en société, je me suis forgé, peu à peu, un rôle distinct qui puisse me permettre d’être libre au maximum dans les bornes de celui-ci ; l’idée était de créer un rôle libre. Un Style Libre. Le FreeStyle, ça vient de là. Malheureusement, rapidement je me suis rendu compte que rien n’y pouvait ; tout restait politique et faux, tout restait parure et apparence. La vrai liberté, comme celle qui m’est permit de jouir dans ma solitude, m’est accessible uniquement dans l’exile.

Je me suis résigné à accepter ces bornes trop étroites ; je lutte à toutes secondes afin de toujours les éloignées l’une de l’autre ; mais je ne me le cache pas ; tout est faux et le resteras.



Faire rouler l'économie. (11 mars 2009)

13h23, mercredi 11 mars 2009 .. Posté dans Reflexion .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Faire rouler l’économie.

Faire rouler l’économie, c’est le but du capitalisme. À l’intérieur de ce système, l’homme s’est fait détrôner ; il n’est désormais rendu que le moyen afin de garantir ce roulement…
Alors que, à la base, l’argent était un outil servant de l’homme, maintenant elle est rendue l’objet principal… Les rôles se sont inversés.

Comment faire rouler l’économie ? En garantissant un renouvellement régulier des produits :

Ton frigidaire à une garantie de 5 ans ; étonne toi pas qu’il casse cinq mois après !
Ton ordinateur à une garantie de 2 ans ; donne y pas long feux.

En métallurgie, j’apprend à déterminer le nombre de cycle d’effort, précisément, qu’une pièce peut supporter avant de casser ; cette connaissance est fort utile en industrie : en effet, avec cette maîtrise, voilà comment je détermine que telle pièce fondamentale, dans le mécanisme de l’objet, cèderas à tel moment ; il ne va pas sans dire que ce dit-moment est, à toute fois, nécessairement quelques temps après que la garantie soit dépassée.

Évidemment il n’existe aucune façon de changer uniquement cette pièce ; tu devras acheter un nouvel appareil.

Ton mp3 player, tes CD, tes écouteurs… Aux poubelles et NEXT !
Ton chandail commence à avoir des trous, ça fait seulement un an et demi que tu l’as ; va t’en acheter un autre ! C’est drôle, voilà quelques temps un simple chandail faisait trois générations de père en fils… étrange !

Alors voilà !

Quelques centaines de milliers d’ordinateurs par année de vendus, quelques centaines de milliers d’ordinateurs par année de cassés. Le renouvellement se produit continuellement, tout le monde est content ?

Non, pas tout le monde est content ; il suffit de regarder les statistiques quant aux prises d’antidépresseur et de tous médicaments de ce type, il suffit de regarder les gens ; la majorité n’est pas heureuse, elle déteste sa condition, elle rêve à quelque chose d’autre et le travail l’irrite.

 « Tout ça crée de l’emploi, on a pas le choix de produire comme ça ! »

Mais quels emplois !

Des petits informaticiens et métallurgistes administrés par de scrupuleux et malintentionnés hommes d’affaires, marketingman et boursier, qui font de la marchandise de pacotille et qui, en sommes, ne font rien d’important pour la survie d’une société d’HUMAIN (et non pas d’économie) !

À la base, le travail est justifié par la nécessité de celui-ci… Nous produisons car nous avons besoin de produire ! Maintenant, faut-il être aveugle pour ne pas voir que nous surproduisons pour absolument rien de nécessaire ? ; C’est-à-dire pour l’économie…

Qu’on réduise considérablement le nombre d’employés dans de tels domaines – et Dieu sait comment la majorité des domaines sont de ce type ; du type arnaqueur - ; qu’on crée, ensuite, les ordinateurs et les réfrigérateurs et toutes ces autres choses de manières indestructibles ! Nous avons la technologie, oh, elle est très disponible.

Comment? Vous croyez que ces gens sans emplois seront mal pris ?
Voyons ! Le travail c’est l’asservissement du corps et de l’âme !
Le travail c’est une perte flagrante de temps et d’énergie, c’est de l’esclavagisme ridicule et bas !

Ces gens pourront servir la cause humaine, créer les conditions à une vie sociale active et intéressante, créer tout simplement afin de s’accomplir personnellement !
Participer aux services sociaux ; aider ceux qui en ont besoin ou participer aux divertissements nécessaires à une société saine !
Faire ce qu’ils ont envie de faire ! Peinturer un jour, construire le lendemain, récolter la moisson le suivant et se reposer le quatrième jour…

LA VIE N’EST PAS UNE ROUTINE.

La routine, c’est le résultat sordide du capitalisme qui fait de vous des machines, vous perfectionne et qui vous insinue à croire que toutes ces puériles obligations sont nécessaires… Alors qu’elles sont simplement le fruit pourri d’une machination qui vise à faire tristement rouler l’économie.

Faire rouler l’économie !

Quel but minable ; l’humanité, du moins celle de l’occident (car tel n’est pas le but de toutes civilisations), pourrait trouver mieux !

Vous faites pitié à voir ; vous qui prônez l’individualisme ! Vous qui vous tirez dans le pied ; car, oh oui, vous vous le tirez à coup de douze : votre petite individualité faiblotte se sentirais fort mieux dans un système où votre voisin viendrais vous porter secours en temps difficiles. Votre petit « moi » serait bien plus confortable dans un monde où le repos et la liberté serait permit et serait encouragé plutôt que dans ce monde où l’on vous mitraille à coup de concept payeur-utilisateur et compétitionistes et dans lequel l’on vous souffle à l’oreille « débrouille toi, ici tu es rien devant nous ; les grands. Ici tu es rien, et si tu veux être quelque chose, travail, vole ton prochain, monte les échelons, surpasse ton voisin, devient « grand » comme nous : PRODUIT ».

Nous te le soufflons dans l’oreille, doucement, insidieusement, avec de beaux mots d’anges car telle « philosophie », telle immoralité est honteuse et perverse, est laide et sale ; elle n’est pas faite pour être dite à voix haute, le capitalisme, c’est une histoire de chuchotement et de sens-cachés, c’est une histoire à mots voilés.

Monter les échelons !

Mais quels échelons ? Des échelons humains ! Oui ! On veux que tu pile sur la tête de celui qui est au dessus et à côté de toi pour monter dans la « hiérarchie » ; concept primitif qui veux que tu domine ton prochain, que tu te lève par-dessus lui, que tu l’utilise comme moyen. Il n’est en aucun cas ici question d’élévation sociale, d’élévation mutuelle vers quelque chose de plus fort ; c’est au contraire moi qui te dépasse toi, donc je monte en 1e place, et toi tu descend en 2e…

La dignité humaine a été oubliée dans une proportion trop générale : aucune alternative n’est proposée à la conscience sociale… Comme si ce qui était présent était le résultat indéniable et incontournable de toute notre évolution depuis le début de l’humanité ; comme si ce capitalisme était la seule chose possible et que faire autrement serait pure folie ; « nous devons l’accepter » !
Maintes libertés et révolutions nous sont accessible ! Je ne parle pas nécessairement d’une révolution mondiale ou à l’échelle d’un pays ; je parle d’une révolution mentale, individuelle et qui fait toute la différence, qui change tout :

De « il faut travailler pour faire rouler l’économie » à « il faut travailler pour l’homme ».

Tout commence par là.



Le bluesman (Février 2009)

07h54, jeudi 5 mars 2009 .. Posté dans Nouvelle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Les notes descendaient et montaient, toujours et sans cesse ; ne pouvaient-on rien ! Le bluesman vibrait, et l’en arrêter aurait été aussi impossible que d’arrêter un train avec une menue pierre sur rail… Nous n’étions en effet que de petites pierres innocentes et inoffensives devant la grande vie qui émanait de l’instrument du mec.

Même plus un mec ; même plus son propre nom - il était devenu le Blues

Des poumons, par les cordes vocales, modulée par quelques instruments internes, acheminée dans quelque trous précisément : toutes étapes s’occupent de la force créatrice… la manipule et la transforme, toutes étapes, progressivement, se modifient et s’ajustent, contrôlent et re-contrôlent ses facteurs… Ces variations instinctives toutes pour le même but ; faire osciller les milliards de molécules d’air environnante… Simplement… Profondément et exclusivement ; c’est le Blues qui parle, c’est lui qui mène le concert. 

Il commence par faire état de son existence, il goûte, il sonde les moyens qui lui sont accordés ; il teste l’air, et commence par se présenter. Il regarde l’environnement immédiat et lui accorde l’importance primitive ; il converse avec, le prépare et lui avoue progressivement ses intentions. Cela fait, il se ferme, se repli sur lui-même - c’est tout comme dire qu’il se repli sur le Tout. Il commence par attaquer les conventions, et fait part de quelques messages que l’on comprendra nécessairement. Parfois, alternativement il se frustre et se réjouit ensuite ; le Blues est imprévisible : il te parleras de tout et de rien, mais même dans ce second cas tu comprendras tout.

Les laitons vibrent et contre vibrent, la salive embourbe les sons ; elle les fait vivre, elle leur donne le ton imparfait du Tout ; elle module avec ferveur, avec la ferveur qui trébuche et qui se relève, qui tombe et saigne, mais qui crache son sang dans les figures d’idoles ; parce qu’elle en a rien à foutre, de tout ce qui est propre, parfait et faux…

Le corps de l’homme presque-convulse ; il est dominé par cette puissance instinctive, par cette magistrale force qui vient et part sans avertir, qui étonne toujours et qui veux nous plonger dans l’océan de la vie… L’esprit s’est anéantit complètement ; tout détail devenu futile, toute individualisation s’est vue devenir ridicule ; le bluesman n’est personne ; il est la vie qui s’exprime, il n’a pas de passé ni d’avenir, il est là tout simplement pour être là…
Il a les yeux fermés : la vision est traître, la vision est monotone et est habitude, elle est porteuse d’illusion, routinière et trop-symbolique… Ainsi il préfère le noir, car celui-ci lui permet la totale liberté ; le noir lui inspire l’inconnu, le néant, l’inexistant, l’indépendance ; le noir lui laisse libre créativité ; rien n’interfère alors, tout lui est possible ; ainsi cette puissante volonté, qui prend son temps, qui use de minutie, s’exprime alors en tant que pur porte parole de la vie...


Tout va s’accentuant, se précisant et se fortifiant ; une forteresse s’image – invisible, mais indéniablement présente -, se dresse puissante et auguste : ses remparts sont couverts de notes qui s’activent chacune au bon moment : la mélodie vogue sur ces chemins d’arpèges ; sinueux et bien-ajustés. Toujours en montant, rythme accélérant, jusqu’aux grandes tours cachées dans les nuages…

Là-haut, l’eau se condense, elle perle sur son front et imbibe grassement ses cheveux ; mouvements impétueux, empreints de véhémence, bercés par la mélodie ravageuse ; toujours de plus en plus ravageuse et sauvage, puissante et grésillante : c’est le paroxysme, il convulse de vie, s’emporte et visite généreusement les aigues ; il provoque le ciel, il le défie de produire d’aussi stridents sons, d’aussi vivantes persécutions… plus fort, plus aigue, plus provoquant, plus rapide, il regarde le ciel et le menace, le rivalise et s’imagine déjà le dominer ; mais… Oh… Il referme les yeux, baisse lentement la tête, au même rythme de ses notes déclinantes… Il s’effondre progressivement jusqu’à buter sol, s’y résignant par nécessité, par acceptation… Baisant le sol de ses jambes, dans les graves il fait la paix avec la terre, la caresse et lui témoigne son amour hypocrite - son amour obligatoire. Toujours par l’instinct, le Blues, maintenant circonspect, termine dans la conciliation avec une remontée digne et non-négligée, minutieuse et déterminée ; il veut prouver sa force : les éclaires sont peut-être gigantesques et font peut-être, de concert avec la pluie, d’impérieuses mélodies ; mais lui s’affirme leur frère, le porte parole de la même volonté qui active les forces du ciel ; il s’affirme de la même source ; la vie… 

Lentement, hésitant, il recommence à respirer par le nez… l’harmonica se sépare des lèvres usées par la passion ; par ce torrent passé… Ses bras se relâchent et il secoue la tête… Il ne conçoit pas et n’a pas encore assimiler ce qui vient de le posséder et de l’utiliser ; il prend néanmoins le temps de souligner et de rendre compte l’évènement ; il veut l’honorer.

Le mec, harmonica rangée, peut se faire applaudir lorsque ses amis l’entour… À toute fois il est content de voir qu’il n’est pas le seul à avoir été touché, mais néanmoins il rejette les louanges. Ce qu’il veut, c’est qu’on ait vécu avec lui ce qu’il vient de vivre ; il ne se doit aucun mérite, car il sait qu’il n’a pas réellement été l’auteur.




Par delà le bien et le mal. (26 janvier 2009)

14h29, lundi 26 janvier 2009 .. Posté dans Ecriture Freestyle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

J’apprécie tout phénomènes quels qu’ils soient ; par delà le bien et le mal, je suis ébahi devant leur simple mais profonde existence.

Il y a du beau dans tout ! ; dans les grandes et petites choses… dans les « bonnes » et les « mauvaises ».

J’appréhende le hasard ; je l’apprivoise ; - Ainsi nécessairement il m’est profitable et toujours positif.
Pour y arriver, absolument il me faut le voir comme une chose aimée ; comme l’unique conséquence de la vie : le fait de le vivre.

Tout hasard, tout phénomène, toute chose, toute conjoncture sont tous, autant synonymes sont-ils, l’unique constituant de la vie, - mis-à-part le « Moi » qui est là pour réagir face à Tout, - la chaire autour de l’os, le repas de la nuit et du jour, le contenant et le contenu…
    |
    |----> L’application d’une morale, / d’un principe, / d’une religion, donc, en terme général, d’un système « bien »-« mal » dans lequel et par lequel certaines choses sont, suivant quelques principes adoptés apriori, rejetées inopinément, donc l’application d’une telle chose mise en filtre devant notre regard innocent (car il n’y a pas de Vérité) nous est nuisible : elle nous amène à déprécier quelques sphères accessibles de la vie…

Tout est intéressant et stupéfiant ; simplement, d’une manière profonde, par leur existence...
…Suivant l’exaltation devant le Hasard… Le deuxième grand plaisir de la vie… :
    |----> Prendre position, participer, agir… Poser notre pouvoir selon notre vouloir.




Coup de tête. (19 janvier 2009)

14h28, lundi 19 janvier 2009 .. Posté dans Nouvelle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
J’étais assis paisiblement – du moins c’était ce qu’on supposai – sur cette chaise droite : j’écrivais ridiculement quelques lignes sur un tableau blanc et électrique. Nul n’aurait pu douter de ce que j’allais faire – même moi – lorsque, d’un saut, je sautai sur mes jambes et fracassa l’outil de rédaction dans la figure du professeur.
Évidemment celui-ci n’était pas content : en fait, au moins, il ne le fut pas pour longtemps car, par enchaînement logique, je détachai l’ordinateur au grand complet du mur – par un mouvement empli de véhémence – et le précipitai, lui aussi, dans cette même figure déjà semi-robotique : en effet, les cartes et les verreries s’y incrustant, je riai de voir que j’avais créer aussi facilement un être réellement électronique : malheureusement il n’était désormais – dès sa création – plus en fonction.

Haussant les épaules je marchai vers la sortie de l’école – y avait-il réellement des yeux qui me regardaient, emplis d’effrois, ou était-ce là le produit de ma perpétuelle imagination malsaine ? Je donnai raison à cette dernière possibilité qui, en sommes, me plaisait beaucoup plus que toute autre.

Rendu à l’extérieur tout me sembla d’une affreuse laideur : la neige était brune, littéralement brune : salie par les rouages de ces prisons métalliques… Je décidai alors de faire un acte bien-veillant : nettoyer la rue.
Évidemment je ne suis pas quelqu’un qui fait les choses à moitié et j’ai compris depuis un fort bon moment que toute action palliative – qui vise donc les symptômes plutôt que les causes – est vaine : le radicalisme est la seule solution durable et efficace.

Je décidai donc d’ouvrir inopinément la porte d’invité de la première voiture qui fut en arrêt à l’intersection : le robot à l’intérieur semblait dérouté – je le compris fort bien car nécessairement ce mouvement n’était pas prévu par sa grande et très habituée Routine – et je pris résolution alors de pousser, par pur amusement, cette déroute à son comble :
Accompagné d’un hurlement très-impétueux, je déferlai comme un maniaque une série de coup sur sa figure qui perdait ainsi, progressivement à chaque coup, de plus en plus de son air perturbé jusqu’à ce qu’il détourne rectenglement le regard : rendu là j’ouvrit gentiment la porte de son côté – en ne me gênant point de le tasser à mon aise – et je le poussai hors de la voiture : son compte était fait.

Dès lors j’empoignai le volant du bolide : c’était ma première fois.
Je mis – à la façon des grands films d’action – le pied bien au fond de la clenche : ça marchait ! ça marchait !
Le regard planté vers quelques voitures en mouvement – dans le sens opposé au miens – je tentai, faisant ainsi appel à toutes mes, inutiles jusque là, connaissances mathématiques, physique et trigonométriques, je tentai donc de prévoir le plus grand carambolage qu’il ne me puis être possible de faire !
Et voilà qui fut fait avec grand succès !
Les voitures adverses voltigèrent et explosèrent en maints endroits : c’était réellement beau.
Je, moi-même autant que les autres, fut expulsé très-violemment de ma voiture : c’était la plus belle fin que j’eut pu souhaité :
J’ai aidé à nettoyer les rues, j’ai conduit pour la première fois, et j’ai fini en beauté dans un vertigineux vol qui m’envoya prestement m’écraser contre d’autres corps ainsi autant détruits que le miens le fut alors…




Néfastes outils. (19 janvier 2009)

14h27, lundi 19 janvier 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
C’était le début de la nuit et, comme à l’habitude, ils étaient tous à l’auberge du village ; les lanternes à feu éclairaient, d’une manière singulièrement vacillante – suivant la flamme rythmée par les courants d’air –, chaudement les quelques pièces et visages de l’endroit : c’était le lieu où l’on se rencontrait.
Tous y étaient ! Mis à part, naturellement, les quelques gens plus solitaire qui préféraient s’enfermer pour travailler quelques projets ou pour se laisser à vivre quelques moments plus intime…
En cet endroit les grandes discussions s’animaient ; tous avaient leurs choses à dire, puisque, naturellement, tous avaient leurs quelques particularités que ce soit ! Les conflits trouvaient leurs solutions ; les hommes et femmes se trouvaient entre eux ; les projets s’édifiaient ; en communauté, l’on parlait politique et choses pratiques, et ainsi toute chose prenait forme dans les esprits ; ainsi le temps et l’opportunité toujours présents laissaient mûrir ces quelques phénomènes importants…

Cette auberge n’existe plus ; tout comme le grand-feu du soir rassemblant quelques tribus ; il en est de même de ces grandes places publiques des temps grecques ; il en est de même de presque toute place sociale.

Mais pourquoi ?

Par l’avenue de l’écriture, de la lecture, les gens côtoyant les feux sociaux commencèrent à « bénéficier » de la possibilité d’écrire des lettres… De s’épargner un certain voyage, de lire quelques centaines de livres parvenus d’outremer – ; les empêchant ainsi d’assouvir leur soif de connaissance par la bouche de ses co-citoyens… Et pire encore ; de négliger leurs connaissances sous préjugés qu’ils n’ont pas assez de crédibilité : « ils n’ont pas écris un seul livre » !

Les gens de l’auberge en question commencèrent à « bénéficier » de l’accessibilité au téléphone et à quelques autres gadget de ce genre : les connaissances commencèrent à se partager de manière que l’on aurait jamais pu, dès lors, le concevoir ! – Il n’était plus nécessaire de se déplacer pour échanger directement avec autrui.

Le moderne d’aujourd’hui est la suite logique, mais suivant un très grand écart dans « l’évolution » vers ce monde, de ces choses :

L’électricité, tellement pleine de potentielle, fut abusée :

La radio fit son entrée : les messages publiques furent publiés sur ce média – il n’y avait alors plus possibilité d’avoir quelques discours différents, à moins, bien entendu, de faire quelques « effort » (?!) pour se déplacer afin d’en entendre un ou afin d’en émettre un.
Cet effort, nouveau de cet époque d’humains paresseux, se trouva à être – puisqu’il y avait progressivement de plus en plus de choses « meilleur » à faire – trop grand pour garantir l’implication normale des citoyens vis-à-vis leur société.

La télévision apparut : il ne suffisait qu’à peser sur un bouton pour se faire compter quelques blagues plaisante ou pour écouter une quelconque histoire rocambolesque et ainsi « sentir » d’une manière suffisante la présence d’autrui afin de négliger réellement les contacts humains.

L’internet explosa sur le marché : l’impression en était à son comble ; ils croyaient tous avoir une vrai vie sociale et active alors qu’ils étaient assis, inerte en apparence, devant un écran cathodique et trop-plate ; le primitif autour d’un feu social en aurait eu peur.

L’aliénation grandît ainsi, d’une manière fulgurante et exponentiel, jusqu’aux temps modernes où tous restent enfermés entres leurs murs, seuls ou parmi quelques rares et toujours les même personnes, à se complaire avec quelques médias d’amusement... Les jeux vidéo, l’ordinateur, la télévision, le téléphone, les affaires à distance ; l’épicerie par internet ; l’amour par internet ; tout par internet…

Toutes ces nouvelles choses qui entourent l’humain, il les vénère et les prend maintenant comme nécessaire : l’homme primitif n’aurait-il pas eut peur de lui au point de vouloir le tuer ?
Il prend ces choses comme des outils indispensables et dit « pourquoi pas ? » lorsqu’il lui est possible de les conquérir et de les utilisés sans scrupule, sans limite…

Voilà ce à quoi est destiné ce texte ; un point de vue pour ceux qui demandent « pourquoi pas ? » lorsqu’ils sont sur le point d’acheter un nouveau lecteur mp3, une nouvelle télévision, un cellulaire, ou bien, lorsqu’ils sont sur le point de signer un contrat : internet,-télévision,-téléphone.




Tu veux - Tu peux. (18 janvier 2009)

14h26, dimanche 18 janvier 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Je veux accomplir telle chose ; j’aimerais être celui qui, résultat de mes travaux, brille de tel talent… J’aimerais opérer un petit ou un grand changement dans ma vie ! Mais… vraisemblablement j’en suis incapable : je sais ce que j’ai à faire, ce qu’il y a de mieux à faire, mais pourtant je ne le fais pas !
L’akrasie pèse ainsi contre moi.

Il me semble pourtant que l’abandon de mes espoirs et envies soit une mauvaise solution quant à ces éventuels devenirs :

Empli d’espoir, un soir, quant à la réalisation d’un certain projet : convaincu de la supérieure nécessité d’exécution de celui-ci : il y a visiblement là les conditions nécessaire afin d’effectuer ce changement voulu. Mais pourtant ! je m’endors et me lève par la suite bien moins convaincu ; étaient-ce des idées en l’air ?

C’est, au premier constat, ce qui nous semble. Penser un projet et le réaliser… choses bien différentes !
La clé, néanmoins, existe : c’est la persévérance.

En effet ; lorsque je me réveille et que mes convictions semblent anéanties ; ne le sont-elles pas seulement qu’en partie ?

Mes yeux s’ouvrent, je sors d’un néant : n’es-ce pas comme si je naissais à nouveau, à tout les matin ? Seule différence ; l’expérience.

Ainsi au réveille ne suis-je pas la moyenne de toutes mes aspirations antécédentes ? de toutes mes pensées, mes motivations, mes penchants…
N’est-il pas ainsi prévisible que les idées et convictions d’une seule menue soirée n’ai que très-peu d’impact, d’influence, sur cette dite-moyenne qui forme mon être spirituel ?
    
L’on ne devient pas anarchiste ou despote du jour au lendemain ; à force d’influence, de réflexion, d’expérience de ces natures, progressivement l’on se réveille de plus en plus convaincus de nos idées ; la moyenne s’approchant ainsi de plus en plus de l’extrême – celle-ci constituant l’idée pure…

Tel est le même procédé quant à nos motivations visant la réalisation de tel projet ou de tel changement dans notre vie. Progressivement, par d’imperceptibles degrés, à force de persévérance, de réactualisation quotidienne de l’idée, d’efforts visant l’auto-conviction, l’on se réveille, aujourd’hui plus qu’hier et moins que demain, plus certain de la nécessité d’agir en faveur du projet.

Nous sommes maître de nous-même.
Laisser la victoire à l’akrasie c’est s’abandonner à de mythiques faiblesses.
En réalité, il ne suffit que de comprendre la mécanique.




Il faut le vivre pour le Savoir. (18 janvier 2009)

14h24, dimanche 18 janvier 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Savez-vous ce qu’est une chèvre ?
Je m’étonne de voir que tous pensent le savoir !

Soyons d’accord sur le fait qu’il y ait plusieurs degrés de connaissance :
Il y a celui qui entend parler de.
Celui qui le voit.
Et finalement celui qui le vit.

Ainsi, un homme du sud qui entend parler de tempêtes de neiges aura une certaine idée et, déjà, se croira tout de même en possession de la connaissance du phénomène.
Un autre, d’ici, qui regarde par sa fenêtre – ou un d’ailleurs qui regarde des images – jugera de lui-même l’événement et se proclamera, trop souvent, de son savoir.
Finalement il y a celui qui se trouve directement dans la tempête et qui, en sommes, la vit de toutes les façons possibles.
Celui-là seul connaît la tempête : être gelé, frigorifié, oppressé par les vents violents, aveuglé et déstabilisé par ses secousses neigeuses ; toute une conjoncture produisant un effet tout autre que le fait de simplement voir extérieurement la chose. Un effet unique au phénomène.

Tout phénomène produit son propre effet unique et insimulable ; autant la tempête de neige est en tout point différente de celle de sable, la vision de l’océan à ses pieds ou le vol audacieux d’un parachutiste, la guerre environnante ou… la compagnie d’une chèvre.

Croire tout savoir - conséquence misérable que les médias trop-présent ont sur nous - nous pervertis au point de faire de nous les êtres les plus indifférents qui n’eussent été ! L’émerveillement – le sentiment résultant de notre innocence devant l’inconnu – est mort : pourtant tout espèce de phénomène est, pour nous, totalement inconnu et toujours nouveau, unique. Malheureusement une sinistre taie voile nos regards ; nous croyons tout connaître et tout contrôler.

Nous sommes réduits au ridicule état d’automate perfectionnés à des fins utilitaires ; vivre, de nos jours, est une perte de temps ; il est d’autant plus préférable – utile - de s’imaginer connaître afin d’être en contrôle (et ainsi opérer l’abstraction de tous phénomènes) plutôt que de tenter l’inconnu, dans l’insécurité, illusions de côté, et de vivre innocemment.

L’idée d’utilité domine nos pensées ; nous voulons être forts devant la vie et le moyen le plus rapide pour y parvenir est l’insensibilisation, la robotisation, l’illusion.

Ô ! le leurre est mit en lumière ! : nous ne connaissons rien !

Moi, j’ai tout mon temps. Je ne suis pas pressé, et j’ai vu l’astuce des médias. Il n’y a qu’une manière de connaître, et c’est en vivant les choses et jamais par une médiocre émission Découverte.

Jamais je ne saurai tout, et c’est pourquoi je ne suis pas pressé. Du revers de la main, je rejette toutes vos encyclopédies prédicatrices d’illusion.

Je ne veux rien savoir du contrôle optimisé et de la parfaite sécurité ; un savoir vaut mille illusions – et ce même si celles-ci me permettraient d’être plus « productif ».





Fuck les stars. (8 janvier 2009)

14h22, jeudi 8 janvier 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ne voyez-vous pas que vos obsessions quant aux stars de partout et d’ailleurs gêne grandement la cohésion locale ?
Maintenant tous s’exaltent devant la beauté d’une telle idiote millionnaire d’hollywood ; devant le talent de tel guitariste qui sait jouer parfaitement tous les plus grand classiques ; devant tel humoriste qui fait tant rire la planète entière ; devant tel comédien qui sait jouer toutes les situations possibles `devant tel picaso qui dessine des dessins angélique…
Et la conséquence : tous les « minables » (C’est comme ça que vous les comparez devant de tels lointains idoles) autour de vous qui aimeraient à faire de la musique, qui aimeraient à faire valoir leurs quelques talents, tout ceux-là vous les mettez aux oubliettes car Ô comme il est beau brad pitt !!!

Les médias, en vous donnant l’opportunité d’admirer les « plus grand », vous font oublier ceux qui sont autour de vous, et, ne nous mentons pas, quesque ces « grands » ont à foutre de votre idolâtrie sinon quelques malheureux dollars de plus ???

Êtes vous tant innobulés par ces absorbeurs d’âme pour vous rendre compte de la néfaste conséquence de toutes vos rêveries trop-lointaines ? Tous ces artistes et ces gens méritant autour de vous baissent les bras et abandonnent leur passion parce que tous s’en câlissent d’eux !

N’avez-vous pas compris encore qu’un simple compliment peut changer la vie de quelqu’un ?
Qu’un simple compliment peut redonner assez de confiance à une personne afin qu’elle crée des œuvres tout à fait digne d’elle-même ! N’avez-vous donc pas compris que votre support quant à votre communauté directe (La communauté locale !; la seule qui soit réelle) est très important,  et malheureusement vous préférez à toujours écouter votre musique en boite provenant de contrée trop-lointaines… Malheureusement vous préférez regarder à la télévision les quelques mêmes personnes se sur-valorisés de votre faute ! Ô ! Croyez-vous réellement qu’autour de vous il n’y a pas le potentiel à découvrir quelques gens doués de talents nouveaux et très-créateur…?

Une personne à besoin de support afin de s’épanouir et de créer efficacement…
Une personne à besoin d’être aimée et encouragée : vous les négligez au profit de quelques têtes enflées qui demandent l’attention de la terre entière !

Les groupes de musique locale meurent tous !

Pourquoi ? C’est de votre faute, vous qui idolâtrez monsieur-madame la star de la télévision et de la radio populaire.

Vous êtes la victime d’une machination qui tend à détruire toute vie sociale directe.

Il y a autour de vous maintes personnes qui désirent à être entendus et à être pris en considérations : cela vaut autant pour tous ! Chacun à une passion qui, si l’on insisterait, se développerait, se déploierait et finalement prodiguerais toute son potentiel aux gens de la société…

« Ouais… ouais… t’es quand même bon… Mais c’est rien comparé à Jimy handrix ! »

LOL.




"C'est logique !" (8 janvier 2009)

14h09, jeudi 8 janvier 2009 .. Posté dans Reflexion .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
N’ayez crainte ! ; ceci ne sont que des mots :
Des outils dont je me sers afin de créer des images dans vos esprits…
Ceci est un quelconque discours ! :
Serait-il juste de croire que, puisque cette idée étant de ma création et vous étant ainsi partagée par ces mots, que cette idée que je crée ici là, puisque née de mon unique gré, soit aussi fausse que toutes autres ?

De mon unique gré ! ; par un discours bien ordonné, bien arrangé, je vous aurai simplement proposé quelques idées qui, sommes toutes, à premier égard, mises ensemble paraissent à former un résultat tenant de la vérité !

Les prémisses à nos réflexions logiques sont-elles si indubitable ?

L’opération de notre logique nous induit à considérer une idée comme plus vraie à une autre… Ainsi ce qui forme cette logique sont quelques idées et principes de bases, ces quelques prémisses.

Nous tendons à ressentir la plus parfaite certitude quant aux « principes de bases » formant notre logique : mais pourtant !

Lorsque je rêve, n’ais-je donc, tout comme lorsque je suis éveillé, pas la certitude profonde d’être dans l’unique vérité ? Ma logique n’est-elle pas très-modifiée mais néanmoins, dans ce rêve, n’ais-je pas la conviction qu’elle est parfaitement cohérente et normale ?

Dans mes rêves, je vois des hommes, une fois, flotter comme des fantômes, une autre fois, translucide et miroitant : les rêves, de ma situation actuelle, je les juge comme des univers tout à fait « magique ».

Le magique n’est-il pas ce qui nous est extraordinaire ?
N’es-ce pas un événement magique, au même titre que le rêve, que de passer d’une seconde à l’autre de la position positive à celle négative ?De la motivation à la résignation ? Du bonheur au malheur ? De la peur au courage ?
Ainsi du monde éveillé au monde endormi… : Ces changements brusques jamais je ne peux les appréhender autrement qu’en les vivant puisque ma logique du maintenant n’est en aucune façon similaire avec celle du prochain état…

Évidemment l’habitude amortie le caractère « extraordinaire » de ces événements connus ; mais pourtant la logique ne change-elle pas d’une seconde à une autre ?

Ainsi pourquoi une telle idée serait-elle plus vraie qu’une autre ?
La vérité attend à se faire créer : en elle-même elle n’existe pas : elle n’est qu’un concept humain ; une invention de l’esprit, au même titre que le temps !

Évidemment, ceci n’est qu’un discours, et ces arguments ne sont que des prémisses à cette certaine logique qui fut ainsi édifiée…




Dogme de l'humanisme (2009)

18h40, jeudi 1 janvier 2009 .. Posté dans Ecriture Freestyle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

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Folie relative (2008-2009)

18h38, jeudi 1 janvier 2009 .. Posté dans Ecriture Freestyle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

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De l'écriture. (fin 2008)

18h34, jeudi 1 janvier 2009 .. Posté dans Ecriture Freestyle .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

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